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 Yoritaka, l'auberge du bonheur partagé

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Aya Gozen
Deadly Queen
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MessageSujet: Yoritaka, l'auberge du bonheur partagé   Dim 4 Nov - 18:26



La Traviesta. Un endroit calme et chaleureux avec son paysage sur la magnifique Baie d'Osaka.
Cette auberge compte pas moins de 3 employés qui disposent chacun d'une tâche prédéfénie,

Tout d'abord, nous avons Edgard, un européen venu se perdre dans les contrées japonaises lors d'un voyage d'épice. Vous l'aurez, compris, il entendit parler des talentueux soldats chinois de lépoque des Trois Roayumes et décida d'embarquer clandestinement dans un navire en partance pour la Chine.
Malheureusement pour lui, le navire s'était rendu au Japon, c'est principalement parce qu'Ed s'était tout simplement trompé de navire.
Il travaille aux cuisines et saura vous concocter des plats divinatoires typiquement Européen avec des ingrédients asiatiques.

Tenant le bar et réceptionnant les clients, officiers et soldats, Minami saura vous accueillir avec un sourire charmeur et vous faire débourser un peu plus que nécessaire.

Pour terminer, Chaya, fille ainée de Minami, s'occupera de vous faire sentir comme chez vous en proposant un nettoyage complet des chambres proposées librement.


De plus, au coeur de cette petite auberge, vous y trouverez un espace jardin pour méditer par exemple.
N'oubliez pas que vous avez la possibilité de vérifier le tableau des quêtes, mis à jour le plus souvent grâce au serviteur personnel de votre Deadly Queen.

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Ujiyasu Hojo
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MessageSujet: Re: Yoritaka, l'auberge du bonheur partagé   Sam 27 Fév - 14:43

La porte de l'auberge s'ouvrit, et laissa apparaître une silhouette massive dans l'encadrement de la porte; son manteau flottait derrière lui, soulevé par la légère brise soufflant dans Osaka. L'homme d'âge mûr referma la porte derrière lui et avança dans l'auberge. Tous les regards se tournèrent vers le nouvel arrivant *eh bien, je fais forte sensation* pensa l'homme. Une jeune femme très avenante se présenta devant lui:

- " Bonjour, je me nomme Minami et je suis votre hôtesse. Désirez-vous une table ? "

- " Merci, ce n'est pas de refus, en effet " répondit-il de sa voix grave.

La jeune femme lui ouvrit la marche, l'homme en profita pour observer l'auberge. De type traditionnel, l'auberge formait un rectangle qui s'ouvrait sur un magnifique jardin dont la vue relaxait les clients. L'auberge était loin d'être remplie en cette heure matinale, on pouvait seulement y voir quelques soldats qui se restauraient et des habitués qui buvaient un verre. La jeune femme lui montra une petite table un peu à l'écart où s'installer.

- " J'ai pensé qu'un peu de calme vous relaxera après votre voyage. "

- " Hum, vous me semblez très observatrice pour une jeune aubergiste. " rétorqua-t-il d'un air un peu étonné.

- " Je suis désolée, je ne voulais pas être impolie, mais vu la poussière sur vos vêtements, j'ai pensé... "

L'homme se mit à rire:

- " Je devrais peut-être vous engager dans mon armée, vous avez l'air d'avoir plus de cervelle que la plupart de mes hommes ! "

Minami fût un peu gênée par le compliment:

- " Avez-vous besoin de quelque chose ? "

- " Je ne dirai pas non à un verre de saké, voire à une bouteille. "

- " Je vous apporte votre commande tout de suite. "

Pendant que la jeune femme s'éloignait, l'homme s'installa sur le coussin, posa sa canne à ses côtés et sortit sa pipe. Il l'alluma, inspira le tabac et souffla quelques volutes de fumée. L'atmosphère de l'auberge ne semblait pas aussi sereine qu'on pourrait le croire. Les visages semblaient crispés, et de temps en temps il voyait des regards anxieux se tourner vers lui. *Même ici on arrive à sentir le parfum de la guerre*. L'homme fut soudainement sorti de sa torpeur:

- " Voilà votre saké. ", la femme posa la petite bouteille de saké, accompagnée d'une coupelle, sur la table.

- " Merci. "

- " Est-ce bien le symbole des Hojo sur vos vêtements ? "

- " Tu es vraiment très observatrice. En effet, je fais bien parti du clan Hojo. En fait, j'en suis même le patriarche. "

- " Ujiyasu Hojo ! " Un silence brisa le bruit des conversations et les cliquetis des couverts. " Puis-je savoir ce que vous faites à Osaka ? "

- " Je suis venu parler à votre seigneur de certaines affaires. "

- " Pourquoi ne pas avoir été directement au palais ? "

- " Eh bien, le voyage m'a fatigué et lorsque j'ai vu votre auberge, j'ai pensé qu'un peu de repos serait le bienvenu. "

- " Je vois. Veuillez m'excuser pour ma curiosité, je vous laisse vous reposer. "

Minami laissa Ujiyasu à son saké. Il regarda à nouveau autour de lui. Il vit une jeune fille passé et repassé avec un seau et un balai. Un jeune homme de type occidental passa avec un panier de légumes frais. *Tiens, encore un occidental. Il a l'air un peu différent*. Un peu de bruit se fit entendre, les soldats essayèrent de cacher leur précipitation pour payer et sortir *Enfin, ils en ont mis du temps*. Ujiyasu espérait que les soldats aillent prévenir le palais. Qui sait, peut-être que le seigneur viendrait voir par lui même ce qu'il se passe. *Une conversation informelle est toujours plus intéressante* pensa-t-il, en tirant sur sa pipe.
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Aya Gozen
Deadly Queen
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MessageSujet: Re: Yoritaka, l'auberge du bonheur partagé   Dim 28 Fév - 8:11

C’était une matinée comme toutes les autres.
Aya s’impatientait toujours d’avantage à ne pas parvenir à éradiquer une bonne fois pour toutes les troupes ennemies et ses soldats commençaient aussi par perdre doucement espoir bien que les retours sur le front étaient eux aussi, toujours les mêmes. Ils parvenaient à contenir l’assaut mais les lignes restaient toujours sur du surplace.
De l’autre côté du territoire, les choses semblaient être assez identiques aussi malheureusement…

Mais c’est bien pour cette raison qu’elle avait décidé de sortir du palais. Tout ce qu’on lui avait laissé était fortement administratif et bien qu’elle excellait dans ce domaine, il fallait bien digérer un peu de temps en temps et quoi de mieux que d’aller faire un tour chez sa barman préférée de bon matin ?

Elle se trouvait à quelques lieux de l’auberge lorsqu’elle entendit fortement des soldats qui criaient haut et fort !


« Vite !!! Dépêchez-vous d’aller prévenir Aya-Sama ! C’est urgent ! »

Bien qu’elle se rapprochait à allure agréable, le son de ses talons s’entendaient à quelques lieux lorsqu’elle commençait à sentir que quelque chose n’allait pas. C’est à ce moment précis qu’un groupe de soldats qui s’empressait de se rendre au château eut compris qu’elle n’était pas très loin.
En effet, tout ne s’était pas passé comme eux l’avaient espéré mais l’information allait bien parvenir à arriver.

« Allons allons ! Calmez-vous un peu mes petits chéris.
Je vous prie de reprendre votre souffle tout d’abord et de m’expliquer pourquoi vous étiez à ma recherche. D’aussi bon matin qui plus est. Avez-vous observé des reptiles à nos portes ? »


Ne s’attendant pas, comme de routine, à se faire interpeler par la régente.

« Ah ! A….Aya-Sama !! » Personne ne savait réellement pourquoi elle faisait glacer le sang des personnes à qui elle s’adressait alors qu’elle avait toujours un timbre doux. « Nous vous cherchions parce que euh, nous vous cherchions parce qu’Ujiyasu Hojo est arrivé en ville et souhaite s’entretenir avec vous !! »

« Oh ?! Mais quelle merveilleuse nouvelle. Vous n’auriez pas pu le faire venir jusqu’à moi ?! Vous êtes vraiment incompétents lorsque vous le voulez comme à chaque fois ! »
Voici une des raisons qui avait tendance à faire craindre Aya auprès de ses habitants et soldats. Elle parlait toujours sur un ton agréable qui pouvait envouter n’importe qui mais qui, surtout, ne machait jamais ses mots lorsqu’elle souhaitait rappeler à l’ordre.

« Dans ce cas, pouvez-vous au moins m’indiquer où le trouver ? »

« Il ! Il est à l’auberge et vous attend Dame Aya ! Nous allons vous y conduire ! »

« Ce ne sera pas utile mais je vous remercie de votre petite proposition si attentionnée. » remercia-t-elle avec un petit clin d’œil.
Elle se dirigea donc en direction de sa première destination et avait tout de même réussi à se faire interpeler deux fois supplémentaires par d’autres soldats qui voulaient lui indiquer exactement la même chose.
Une fois devant la porte, les gens à l’intérieur pouvaient sentir qu’un petit vent glacial qui émanait de l’extérieur. Ceci était un peu la marque d’apparition de cette dame Blanche. Elle pouvait vous glacer le sang rien qu’en vous regardant et pourtant, elle n’en avait jamais l’intention.

Lorsqu’elle ouvrit la porte, les personnes à l’intérieur, pour la plupart, s’arrêtèrent pendant un bref instant pour saluer leur régente et Minami, qui était une des petites chouchoutes s’empressa de venir la saluer en personne.


« Bonjour à vous Dame Aya ! Cela fait plaisir de vous voir de si bon matin dans notre humble petite auberge. »
Puis elle lui chuchota à l’oreille ce dont  elle avait déjà eu droit auprès des soldats mais l’entendre d’une voix féminine était bien plus agréable. Puis avant qu’elle n’eut fini de parler et de montrer la place où se trouvait Ujiyasu, Aya avait déjà eu le temps de faire 3 fois le tour de la pièce pour l’apercevoir. D’ailleurs, ils avaient réussi croiser leur regard à 2 reprises.
Et c’est pour cette raison qu’elle passa s’installer auprès de ce lion, toujours en proie à l’alcool, ce qui n’allait pas déplaire à cette dame. En effet, elle se promenait toujours avec un verre fétiche de saké dans sa manche.


« Lion de Sagami ! Quelle joie de vous voir en ces lieux ! Et vous m’avez l’air toujours en forme n’est-ce pas ? »
Elle parlait sur un ton reposait tout en arborant un sourire apaisant pour ne pas laisser entrevoir son anxiété auprès des habitués car si le Lion de Sagami était présent, et s’était déplacé en personne depuis Odawara, cela ne pouvait signifier qu’une chose. Quelque chose de terrible se préparait à nouveau mais elle avait dans l’espoir que ce dernier avait de bonnes nouvelles à proposer. Et sur ses pensées, elle reprit :

« Tout d’abord, j’espère que vous avez fait bon voyage. Les routes commencent malheureusement à se dégrader mais je ne désire pas perdre inutilement de potentiels guerriers pour réparer cela actuellement. Je suis d’ailleurs navrée que nous soyons obligés de nous voir dans de telles conditions. Ceci est bien regrettable.
Mais dites-moi, comment va votre famille ? »
Il fallait bien rester polie dans de telles circonstances. « Votre petit Saburo est actuellement en compagnie de mon cher petit frère : Kenshin. Ils sont si mignons tous les eux lorsqu’ils sont ensemble. Si… Kawaii. »

Elle sorti alors son verre et commença à remplir doucement le niveau de ce dernier puis prit une gorgée cul sec de l’excellent saké qu’ils avaient donné à Ujiyasu. C’était l’un des meilleurs de leur réserve. Ils savaient en effet qu’ils n’avaient pas affaire à n’importe qui.

Entre-temps, Edgard, s'attendant à voir débarquer celle qui était parvenu à lui donner un toit et un travail venait de déposer un charmant petit-déjeuner digne de rois.


«J'ai pensé que vous pourriez avoir faim mes Seigneurs et je ne sais pas pourquoi, mais j'ai le pressentiment que vous n'avez pas fini de discuter.»

«Kawai Edougald La prononciation européenne était un véritable problème pour Aya mais ce petit surnom avait tendance à faire rougir ce grand chef cuisinier anglais. Je te remercie du fond du coeur, tu es adorable comme toujours.»

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Ujiyasu Hojo
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MessageSujet: Re: Yoritaka, l'auberge du bonheur partagé   Sam 5 Mar - 13:56

Ujiyasu fumait et buvait tranquillement, lorsqu'un vent froid parcourut l'auberge et glaça le sang des clients. La porte s'entrouvrit et laissa apparaître une jeune femme très élégante, Ujiyasu sans même regarder vers l'entrée de l'auberge eut un petit sourire aux lèvres. Il avait reconnu cette sensation qu'on ne pouvait ressentir qu'en présence de la beauté glaciale du clan Uesugi, Aya Gozen.
Pendant que la jeune femme saluait les clients et se dirigeait vers la petite table d'Ujiyasu, ce dernier l'observa et croisa son regard à deux reprises; il remarqua une inquiétude dans ses yeux
*J'imagine que ma présence ici, ne doit pas la rassurer* Il but une gorgée du saké qu'on lui avait servi. Aya arriva à sa hauteur et s'installa à ses côtés avec toute la grâce qui la caractérisait. Le vieil homme reçut avec plaisir les salutations d'Aya.

"Je vous remercie Aya. Oh vous savez à mon âge, on est toujours moins en forme qu'hier et plus que demain." Le vieux lion se mit à rire et but une nouvelle rasade de saké. "Mais tant qu'il me reste du saké à boire pour me remettre en forme, ça va !" Et il se mit à rire encore plus fort. La jeune femme s'amusa de la réponse d'Ujiyasu, il réussissait toujours à vous faire oublier les situations préoccupantes qui vous entouraient.

"Le voyage fut plus long et mouvementé que prévu, et pas seulement à cause de l'état des routes, mais je vais vous le raconter plus tard. Je suis heureux que Saburo est trouvé sa place parmi vous, j'avais un peu peur de vous le confier au début, mais je suis ravi que son intelligence vous soit utile. Ah si seulement Ujimasa et Ujiteru pouvaient parfois montrer un peu plus de subtilité comme leur jeune frère..." Ujiyasu porta sa coupelle à ses lèvres : "Mais prenez donc un verre, il est toujours plus agréable de boire à deux !" Ujiyasu vit la jeune femme sortir le verre et se mit à rire: "Je ne pensais pas que la si sérieuse Aya Gozen possédait son propre verre à saké !" Aya eut l'air un peu gêné et énervé par la remarque d'Ujiyasu.

Le jeune occidental, qu'Ujiyasu avait remarqué plus tôt, s'avança vers eux avec des plats très appétissants. Il laissa Aya et le jeune Edougald discuter entre eux. Lorsque le cuisiner de l'auberge repartit à ses fourneaux, Ujiyasu piocha dans son bol et gouta le plat. "Humm, c'est délicieux. Voilà un homme qui s'y connaît en cuisine !"

Tout en continuant à boire, à manger et à fumer Ujiyasu prit soudainement un air plus grave. Il regarda autour de lui et baissa d'un ton, Aya remarqua le changement dans son hôte : "Comme je te l'ai déjà dit le voyage ne fut pas de tout repos. J'ai croisé bon nombre de groupes de démons jusqu'à Osaka. La plupart de ces groupes ont essayé de prendre d'assaut des villages isolés, mais j'imagine que vos forces sont déjà occupées à contenir les démons. Bien sûr j'ai aidé les villageois à les repousser, mais tôt ou tard ils finiront par plier sous le nombre. J'ai aussi remarqué des forces plus conséquentes qui se dirigeaient droit vers Odawara. C'est d'ailleurs la raison de ma présence ici." Il marqua une pause pour laisser Aya digérer les nouvelles. "En fait je viens demander officiellement l'aide des Uesugi face aux démons. Leurs mouvements me font craindre un siège de Odawara, d'ailleurs..." Ujiyasu tendit une lettre à Aya avec le sceau des Hojo avant de finir sa phrase. Il laissa la jeune femme en prendre connaissance. "Comme tu peux le lire, Ujimasa me fait part de ses inquiétudes. Certains villages qui servent à ravitailler le château sont tombés aux mains des démons et certaines routes ont été coupées. Ujimasa a renforcé les défenses et il peut compter sur ses frères et ses vassaux pour défendre Odawara, mais j'ai peur que cela ne suffisse pas; et si Odawara tombe, Osaka deviendra sans doute la prochaine cible. J'aurais aimé avoir de meilleures nouvelles à vous annoncer." Il but une coupelle entière de saké pour se désaltérer et fit quelques volutes de fumée en attendant la réponse d'Aya.
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Aya Gozen
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MessageSujet: Re: Yoritaka, l'auberge du bonheur partagé   Mar 15 Mar - 15:59

En général, lorsqu’un chef de région se déplace en personne dans un autre territoire et ce, peu entouré, cela veut souvent dire beaucoup de choses : soit du bon, soit du mauvais.
Bien entendu, elle se doutait qu’Ujiyasu était plutôt venu pour la deuxième option mais l’avantage était qu’avec cet homme, l’ambiance pouvait toujours rester bon enfant.
Cela pouvait se lire sur leurs visages puisqu’il arrivait à faire sourire sans trop de difficulté la charmante Aya bien qu’elle n’appréciait pas toujours les petites moqueries de ce dernier. En effet, le petit pic concernant le verre personnel ne lui avait pas spécialement plu et elle se devait de répondre « gentiment » un petit quelque chose :


« Ahlala, mon petit Ujiyasu, saches que je n’ai nulle rival/rivale sur mon territoire, mon petit frère ne parvenant jamais à rester en état face à moi, il me faut toujours une petite rasade dans la gorge. Alors cela me fait plaisir d’avoir quelqu’un de votre rang face à moi ! »

Non il ne fallait pas prendre ses paroles pour une petite compétition. Elle se doutait qu’il n’était pas venu uniquement pour blablater et c’était bien ce côté de l’histoire qui commençait déjà à la préoccuper.
En avalant 2/3 gorgées du délicieux mets réalisé par son petit Edgard chéri, elle remarqua soudainement le ton de son interlocuteur qui venait de diminuer pour ne pas alerter les clients de l’auberge.
Les informations qu’il énonçait n’étaient pas inconnus aux oreilles de l’occupante d’Osaka. Elle savait pertinemment qu’en face de cette apparence se dressait un cauchemar bien plus terrifiant qu’elle n’osait l’imaginer. Les soldats commençaient tous à avoir peur de partir au combat mais ils savaient qu’ils pouvaient compter sur les paroles réconfortantes d’Aya lorsque cela n’allait pas. Oui ! Mais jusqu’à quand…

« C’est bien ce que je craignais malheureusement. Nous commençons à nous retrouver en infériorité et les quelques soldats qui ne sont pas sur le front pour les empêcher d’avancer encore plus sont rapidement dépassés par les évènements mais si ce que tu me dis là est vrai, il va falloir que je mobilise d’avantage de troupes.

Cela dit, je te remercie d’être venu en aide à mes petits protégés, je ne saurai expliquer l’état dans lequel je pourrais être si jamais il venait à leur arriver malheur…

Et j’imagine que de ton côté, cela n’est pas non plus très folichon du coup vu ce que tu m’énonces actuellement.»


Les quelques clients qui étaient encore dans l’auberge ne pouvaient s’empêcher de regarder ces deux grands noms discutés entre eux et Aya le sentait. C’était d’ailleurs une des raisons pour laquelle elle tentait, tant bien que mal, de rester impassible par rapport aux propos de son interlocuteur mais bien entendu, cela était bien plus compliqué à réaliser qu’à penser. Fort heureusement, les clients ne parvenaient pas à distinguer les intentions des deux personnes puisqu’Aya parvenait de temps en temps à faire ses petites mimiques de Grâce.
Malheureusement, sa "bonne humeur" ne pouvait rester très longtemps présente puiqu’Ujiyasu tendit une lettre à Aya qui n’apportait hélas, pas de nombreuses bonnes nouvelles… En effet, dans cette missive nous pouvions apprendre que certains villages autour d’Odawara commençaient à se faire détruire/prendre les uns après les autres et l’avancée des troupes serpents se faisaient à une vitesse phénoménale.
Elle comprit rapidement qu’il ne fallait pas les laisser faire et parvenir à éradiquer cette menace avant qu’il ne soit trop tard !
Pour acquiescer ses propos, elle n’y pas meilleure idée que de lui re-proposer un verre !


« Allons allons mon petit Ujiyasu, permets-moi de te re-servir un petit verre en toute amitié ! »

Puis elle reprit de sa douce voix :

« En y réfléchissant, il est vrai que séparer de cette manière, nous ne pouvons que subir mais si nous parvenons en effet à nous entre-aider, je suis persuadée que nous parviendrons à renvoyer ses serpents dans les jupons de leurs mamans. »
Ensuite, elle enchaina avec un ton bien plus bas pour ne pas ébruiter ses propos :
« Et bien que nous ayons des difficultés à les retenir, j’ai peut-être deux ou trois solutions pour gagner du temps et surtout, permettre à mes soldats de première ligne de pouvoir nous accompagner.
La route risque d’être longue et remplie d’embuscades mais j’imagine que cela pourra être très enrichissant pour le moral et très appréciable ! D’autant que cela fait une éternité que je n’ai pas mis les pieds au Kanto, cela ne pourrait que me faire plaisir de t’accompagner !
Mais de partir, je pense qu’il faut prendre des forces et réunir autant de monde que possible !»


Son petit discours terminé, elle fit signe à sa petite chérie de s’avancer vers eux.
« Dis moi ma petite Minami, serais-tu assez gentille pour rendre un petit service de rien du tout pour ta petite Aya ? » Lorsqu’elle commençait à parler sur ce ton, peu de personnes parvenaient à refuser ses propos
« Pourrais-tu informer mes soldats qui tentent d’écouter derrière la porte qu’ils aillent plutôt prévenir le château que leur Régente va avoir besoin d’un grand nombre de soldats et de ravitaillement pour un long voyage rempli d’embuches et de serpents visqueux pas beaux et mal propres s’il-te-plait ? »

Très franchement, comment refusé une demande aussi gentiment demandé avec un sourire si doux ! La chance de travailler dans une petite auberge était avant tout lié par la bénédiction ! En effet, Aya postait des gardes à chaque recoin du territoire pour alerter la moindre avancée ennemie aux portes de la ville et du Château. Mais surtout, comme elle savait que le pays était en crise, elle plaçait ses plus fidèles serviteurs, ceux qui se sacrifieraient pour elle, à la garde personnelle de l’auberge ! Oui de l’auberge, car c’était bien l’un des rares endroits qui lui permettait d’oublier les troubles actuels.

« J’y vais de suite Madame ! » Il faut dire que ses yeux brillaient d’admiration dans ces moments-là !

« Tu vois Papy ! Petit boutade qu’elle appréciait pour enfoncer le clou de l’âge mais savait pertinemment qu’il serait capable de répliquer à son tour… Il faut toujours garder une certaine approche avec ses sujets !
Et je pense que mes troupes vont rapidement se réunir de cette manière alors que dirais-tu de finir convenablement ce repas ? Nous risquons de ne pas pouvoir en manger un d’aussi « spécial » avant un petit moment. »

En restant honnete, il faut avouer qu’elle était devenue amoureuse des plats du petit Edgard.

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Ujiyasu Hojo
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MessageSujet: Re: Yoritaka, l'auberge du bonheur partagé   Sam 26 Mar - 12:47

*Papy* Ujiyasu fut sidéré par la jeune femme, il faut dire qu'il n'avait plus l'habitude qu'on lui fasse remarquer son âge avancé à Odawara, surtout depuis l'affaire du conseil restreint.
Ujiteru, qui trouvait que son père prenait trop de décision, lui avait fait remarquer qu'à son âge faire parti du conseil était déjà un honneur. Ujiyasu s'énerva et lui rétorqua que, malgré son âge, il était toujours son père et qu'il avait toujours la force de le punir. Sur ces mots, il prit Châtiment et lui donna un coup de crosse sur la tête pour lui faire comprendre d'une manière plus concrète ses propos. Ujimasa qui commençait à esquisser un sourire reçut lui aussi un coup de crosse sous prétexte qu'étant le nouveau seigneur, c'était à lui de faire respecter l'ordre lors des conseils. Il se retourna ensuite vers ses autres vassaux pour voir si quelqu'un d'autre oserait lui dire quelque chose, et il eut la surprise de les voir tous agenouillés devant lui ce qui le fit rire aux éclats. Ujiyasu n'était pas homme à rester énervé longtemps.
Il regarda Aya et se mit à rire "Il semblerait que ta langue soit bien plus dangereuse que ton arme ma chère Aya".

Ujiyasu ne se fit pas prier deux fois pour s'attaquer à son assiette. Il mangeait avec appétit ce plat délicieux et vit le jeune Edgard passer devant sa table: "Oh Edougald ton plat est juste parfait !"

Le jeune cuisinier anglais fut surpris de la remarque du seigneur d'Odawara et consterné par la prononciation de son nom. D'un certain coté c'était un peu de sa faute, il n'avait jamais osé contredire sa dame car sa prononciation lui faisait plaisir. Le problème était que tous les clients maintenant utilisaient la prononciation d'Aya et même le patriarche des Hojo s'y mettait. En fait, seule Minami connaissait la véritable prononciation et elle riait toujours lorsqu'un autre client qu'Aya disait Edougald; heureusement pour lui elle n'était déjà plus là lorsqu'Ujiyasu l'interpella. Un peu résigné: "Merci, mon Seigneur. Si mon plat vous plait ainsi qu'à ma Dame, c'est ma plus grande satisfaction."

La petite phrase d'Ujiyasu réchauffa un peu l'atmosphère de l'auberge, les clients se détendirent et reprirent leurs petites habitudes. Pendant qu'Edgard s'éloigna, Ujiyasu fit un clin d'œil à Aya; cette dernière commençait à s'inquiéter car les clients les observaient un peu trop souvent. Il en profita pour reprendre un ton un peu plus sérieux:

"Il y a une dernière chose dont on doit parler tous les deux. J'ai eu un rapport plutôt inquiétant dernièrement, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai choisi ce lieu pour notre rencontre. Les démons se réorganisent, je pensais qu'avec la chute d'Orochi ses généraux se battraient pour le pouvoir, ce qui aurait pu nous laisser un peu de temps pour réorganiser les forces humaines. Malheureusement, ils semblent faire bloc contre une humanité qui peut être un peu trop divisée parfois; plus grave, il semblerait que certains humains ont rejoint le camp des démons. Je ne sais pas encore qui, mais depuis cette nouvelle Odawara a changé. Tout le monde se suspecte au sein du château. Je crains que les démons ont envoyé des espions humains dans nos rangs pour surveiller nos déplacements et nos décisions. Pour un espion il est toujours plus difficile de passer inaperçu au milieu d'une foule d'habitués et de comprendre une conversation au milieu d'autres. Tu dois comprendre maintenant pourquoi nous nous sommes vus à l'auberge."

Ujiyasu but une grande rasade de saké et reprit la conversation: "Au fait, je suis impatient de savoir comment tu comptes t'y prendre pour réunir tes troupes, après tout nous ne pouvons pas laisser Osaka sans défenses. Ce serait dommage de perdre Osaka pour sauver Odawara."
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