Dynasty-Samurai Warriors, le Forum

Tout sur Dynasty Warriors, Samurai Warriors, Warriors Orochi, Kessen...


 

SiteSite  FacebookFacebook  DiscordDiscord  AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Convois d'Orochi

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Liu Shan
Empereur du Shu
avatar


MessageSujet: Convois d'Orochi   Ven 15 Avr - 20:01

Malganis venait de relire une fois de plus la lettre que Pang Tong lui avait adressée. Son ami lui faisait l'éloge de ses compétences, et qu'elles s'avéraient futiles aux mains du Wu. Le jeune phénix lui avait également confiée une mission...Allait délivrer un officier important du Shu qui était retenue aux mains de l'armée d'Orochi.

*A quoi pense vraiment Tong…*

Le stratège du Shu était toujours retenu captif dans un endroit isolé. Ne savant pas lui-même où il se trouvait, il ne pouvait demander directement à des officiers alliés de venir le délivrer. En revanche, il avait entendu des rumeurs sur un officier important du Shu qui était transporté de ville en ville afin d’éviter une capture par les forces de la Coalition. Les convois étaient faiblement gardés afin de pouvoir voyager vite et caché… Pang Tong vit là l’occasion de faire d’une pierre deux coups. Libérer l’un des officiers vitaux du Shu afin de reformer son royaume et faire rallier Mal Li Gan à ses côtés.
Il s’était écoulé des mois depuis l’invasion du territoire Wu. Le Dragon Noir avait été isolé du reste des troupes alors qu’il devait frapper par derrière les forces ennemies. Les stratèges d’Orochi avaient dépêchés des forces afin d’empêcher toute frappe furtive. Malganis tomba donc dans une embuscade soigneusement orchestrée. Après avoir vaincu les troupes embusquées, il s’aperçut de ce qui se tramait vraiment au dessus du Wu. Sun Ce allait devenir un vassal de Shi Pi. Chose invraisemblable…
Malganis quitta le Wu immédiatement, ou du moins, il quitta Sun Ce… Sa loyauté allait envers le Wu, un Wu insoumis, un Wu libre. Il ne s’était pas battu à Chi Bi face à la tyrannie de Cao Cao pour finalement servir un royaume qui ne devient qu’un petit toutou envers un autre. Il a donc depuis des mois lancé des escarmouches contre les armées d’Orochi, pillant les ravitaillements, brulant les petites garnisons. Ma Li Gan avait lancé ses troupes dans une véritable guérilla en plein cœur du territoire d’Orochi.
Pang Tong avait eu vent de ces raids incessants, car ses geôliers parlaient souvent des problèmes qui survenaient dans le monde. Malganis et ses soldats du Wu étaient devenus une véritable épine dans le pied reptilien d’Orochi. Une gêne qui démoralisait les forces du roi serpent et qui occasionnait des retards voir des absences dans le réapprovisionnement des forces de front.
Ce travail de sape commençait à vraiment payer. Le Dragon Noir et ses forces étaient invisibles, se déployant tels le vent, indétectables tels des fantômes. Mais ils n’étaient jamais tombés sur des prisonniers. Leurs cibles avaient toujours été des cibles militaires standards.


*Nous allons…Je vais devoir prendre une décision concernant notre avenir. Cependant, libérer des prisonniers…Cela va nous ralentir considérablement… On peut dire adieu à une attaque furtive. L’attaque éclair reste la seule solution, mais on ne connaît pas exactement le nombre de prisonniers…Il y a trop de valeurs inconnues. En plus les prisonniers sont surement mal en point, ils ne pourront peut être pas se déployer… Et si on met trop de temps, les renforts d’Orochi nous tomberons dessus…
D’un autre côté, si ce prisonnier Shu est si important, nous pourrons avoir un allié redevable suffisamment important dans ce monde remplie d’ennemis…*


Malganis sortit de ses pensées au moment où un de ses lieutenants rentra dans la tente de commandement. Il s’inclina poliment. C’était Ma Li Yuan, le jeune cousin de Ma Li Gan.


« Mon seigneur, les éclaireurs viennent de revenir. Ils confirment l’arrivé d’un convoi. Il est faiblement gardé, mais il se déplace rapidement, et les éclaireurs pensent que les soldats d’Orochi sont des troupes d’élites. Si nous n’attaquons pas bientôt, ils pourraient bien nous distancer très vite. »

« Tu sous estime nos forces Yuan, ne t’en fais pas, nos forces sont aussi rapides que l’éclair. Ils ne nous échapperons pas. Cependant, je ne veux pas perdre d’hommes inutilement sans savoir ni pour qui ni pourquoi… »

« Surtout que cela peut être un piège, vous n’êtes pas sur que ce soit bien Pang Tong l’auteur de la lettre. Un si petit convoi pour une personne importante semble être inévitablement un piège. Puis votre ami peut nous envoyer libérer un petit officier en nous faisant prendre un maximum de risques.»

« Je t’arrête cousin, je connais Pang Tong, si il me demande mon aide, c’est qu’il y a une raison valable et sérieuse. De plus, je suis sûr qu’il s’agit bien de Tong, il a laissé une marque que seul moi puisse reconnaître. La véracité des informations est indéniable et très bien détaillée. C’est bien le travail du jeune Phénix.
Mais je suis d’accord, je n’aurais jamais confié un convoi si important à si peu d’hommes. Il doit surement y avoir des convois « leurres » disposés dans les parages… »

« Cela signifie également division des troupes…Donc plus de pertes envisageables… »

« En effet, nous ne pouvons nous permettre des pertes inutiles…Nous sommes si peu… Mais cela pourrait changer notre avenir… »

Malganis resta silencieux pendant quelques minutes, pesant le pour et le contre dans sa tête. Puis soudain, il sortit de sa transe.

« Convoques les hommes ! Nous partons une fois de plus en guerre ! »

« Bien cousin ! Allons faire payer à Orochi tous ses affronts ! »

En quelques minutes, un nombre incroyable de troupes se déployèrent à une vitesse ahurissante. Elles étaient prêtes à partir, attendant leurs capitaines respectifs. Ces derniers entouraient leur chef, Ma Li Gan. Le chef des éclaireurs était avec eux pour leur communiquer les dernières informations.
Les capitaines allèrent à l’avant de l’armée, se positionnant devant leurs troupes respectives. Ils montèrent en selle et attendirent les instructions du Dragon Noir. Il arriva ensuite, sur son cheval couleur de jais.

« Il a été signalé cinq caravanes différentes, nous allons donc diviser nos forces en cinq contingents. Deux caravanes sont relativement proches et au centre. Nous les intercepterons avec nos deux contingents d’infanterie. Nous déploierons toute la cavalerie dans les trois autres contingents afin de pouvoir soutenir les contingents en difficulté. Les archers se répartiront dans les cinq contingents (deux à pied, trois à cheval).
N’oubliez pas qu’il faut tendre des embuscades afin de maximiser nos chances de victoires et afin de minimiser les pertes ! La victoire dépend de vous soldats ! Le Wu redeviendra une puissance éblouissant même les cieux !!! En avant, à la guerre !!! A la victoire !!! »

Les troupes se mirent en marche vers leur destin, à une vitesse soutenue. Ils allaient tomber sur les troupes d’Orochi à la vitesse de l’éclair.



Dernière édition par Liu Shan le Lun 18 Avr - 18:48, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Liu Shan
Empereur du Shu
avatar


MessageSujet: Re: Convois d'Orochi   Sam 16 Avr - 16:33

Liu Shan était plongé dans ses pensées. Il repensait à ses amis qui s’étaient sacrifiés afin qu’il puisse s’en sortir. Jiang Wei qui avait retenu les forces d’Orochi afin qu’il puisse s’échapper en toute tranquillité du château de Bai Di. Puis il repensa au moment où ils tombèrent dans une embuscade qui obligea ses gardes ainsi que l’armée de Zhang Shao à défendre le jeune empereur du Shu Han. Lorsque Liu Shan se rendit compte que la situation était désespérée, et qu’un repli de sa part signifiait la mort de ses hommes et de son ami Zhang Shao, il décida de capituler. Permettant la survie de ses hommes contre la captivité.

Il se souvenu de comment Zhang Shao l’avait supplié de continuer le combat, permettant à l’empereur de s’enfuir. Il l’avait alors remercié, lui ainsi que tous ses hommes pour leur fidélité et leur bravoure, puis il marcha vers l’ennemi en remettant sa lame au fourreau, un sourire aux lèvres. Il avait perdu, certes, mais il avait sauvé la vie de ses hommes, c’est ce qui était le plus important. Zhang Shao avait alors été obligé de combattre avec l’armée de Liu Shan dans les rangs d’Orochi pour assurer la survie du jeune empereur.
Liu Shan eut un sourire plus radieux que d’habitude en songeant à la survie de ses hommes. Il se demanda néanmoins où pouvait être actuellement ses amis. Il avait vu Zhang Shao quelques semaines auparavant. En effet, certaines conditions avaient été posées afin que le général soit sûr de la survie de l’empereur. Il allait donc de temps en temps s’assurer que l’empereur était en vie.
L’empereur Shu Han songea à ses autres amis. Où pouvait être Jiang Wei ? Avait-il au moins survécu ? Et quand était-il des autres, Xing Cai, sa bien aimée, Guan Suo etc… ?

C’est à ce moment qu’il sortit de ses rêveries, lorsque le palanquin tangua et failli s’écraser à cause d’un des porteurs qui avait chuté dans une pierre. Il regarda alors à travers la petite fenêtre. Il vit que la cohorte traversait une forêt dense, d’une verdure incroyable. Cette couleur verte lui rappelait les armées Shu stationnant devant le palais de Cheng Du. Il aurait aimé que la forêt soudain animé par une volonté propre jaillisse afin d’écraser ses geôliers. Mais il fallait voir la réalité en face, ses troupes n’étaient pas à ses côtés en dehors d’une centaine de garde dispersée entre les différents convois.
Puis, la réalité le rattrapa et il vit au loin, une parcelle de la forêt en cendre avec les restes d’un château en bois encore fumant. Ce monde n’était certainement pas celui de ses rêves.
Soudain, une volée de flèches s’abattit sur l’avant-garde de la cohorte. Les geôliers n’eurent pas le temps de réagir, qu’une nouvelle volée fut décochée mais cette fois sur les flancs de la caravane faisant s’effondrer une dizaine de gardiens. Une voix s’éleva, elle venait surement du chef des assaillants. Il cria un ordre de repli. Les soldats d’Orochi se rassemblèrent terrifiés et pris au dépourvu, attendant un ordre de leurs chefs. Les soldats d’élites apparurent et le calme revint alors dans les rangs des gardiens.
Puis le chef des forces d’Orochi ordonna à la moitié des troupes de partirent à l’attaque quand soudain, le bruit d’un cor s’éleva, c’était un cor d’alerte provenant d’un autre wagon. Puis un autre se fit entendre, puis deux, puis trois.


« Les caravanes sont attaquées chef ! »


« Je le vois bien imbécile ! Gardez votre calme, qu’un régiment parte à la poursuite des forces ennemies ! Les autres, on continue à avancer ! Allez au pas et en cadence ! »


Le convoi se remit à avancer, non sans crainte. Le bruit de combats lointain se faisait entendre, rendant un peu plus nerveux les geôliers. Liu Shan était également nerveux, regardant aux alentours pour essayer d’apercevoir un assaillant, en vain.
De nouveau, sans prévenir, une volée de flèche fendit l’air avant de s’abattre sur les gardiens. Des cris s’élevèrent, une nouvelle volée frappa la cohorte, puis les assaillants chargèrent. Des cavaliers qui s’étaient abattus telle la marée sur la caravane emprisonnant les geôliers dans une tourmente de sang et d’acier. Les cavaliers avaient chargé sur les deux flancs, faisant un maximum de dégâts. Alors que les troupes d’Orochi se remettaient à peine du choc, et commençaient à se rassembler. Quand soudain, une nouvelle charge de cavalerie vint frapper le devant de la cohorte prenant une nouvelle fois les gardiens par surprise. Les geôliers étaient pris de panique, certains avaient déjà commencé à battre en retraite malgré les ordres criés par leurs supérieurs. Le coup de grâce vint de l’arrière. Une nouvelle charge de cavalerie planta l’épée dans le cœur des troupes d’Orochi.

C’était maintenant la débandade, suivit d’un grand massacre. Les assaillants ne faisaient pas de quartiers, tuant tous les soldats sans distinction. Certains des assaillants étaient à pied, mais le gros des forces étaient à cheval. Il y avait également des archers montés qui faisaient chanter leurs arcs dans une gracieuse mélodie de mort. Le chaos avait gagné les lieux, même ici dans cette charmante forêt. Liu Shan se serait peut être promené dans ce charmant havre de paix dans d’autres circonstances…
Peu de temps après, les bruits des combats s’arrêtèrent, hormis quelques cris de fuyards isolés qui avaient été rattrapés par leurs poursuivants. Le calme avait regagné la forêt. Le bruit des chevaux, et des armures trahissait ce calme apparent. Liu Shan était partagé entre la terreur et l’excitation. L’excitation de savoir qui pouvait bien s’être levé contre les armées d’Orochi, et la terreur d’être abattu comme ses geôliers. Puis sa terreur s’estompa, un espoir vint s’emparer de lui. Etait-ce ses amis qui venaient le délivrer ?
La réponse vint très vite, les cavaliers avaient mis pied à terre, et s’attelaient à ouvrir le palanquin. La porte avait été solidement scellée. C’est donc le toit qui lâcha en premier. Liu Shan aperçu deux soldats en armure noire. Les deux semblaient être des officiers. Les deux avaient un visage qui laissait entrevoir facilement leur surprise. L’un d’eux donna un ordre au second qui s’exécuta. Le supérieur regardait Liu Shan toujours sous l’effet de la surprise. Deux soldats apparurent derrière l’officier. L’un des soldats planta un étendard dans le palanquin. La bannière flottait dans le vent… C’était le Wu qui venait d’écraser les gardes.
L’officier s’inclina alors poliment.


« Mon seigneur, nous sommes venus ici pour vous délivrer. »

« Me délivrer ? Mais pourquoi des soldats du Wu prendraient ils autant de risques pour l’empereur du Shu ? »


« L’empereur … ? Nous avons reçus une requête de la part du seigneur Pang Tong. »


« Pang Tong ? Comment est ce possible, il est mort depuis bien longtemps en combattant sous la bannière de mon père dans la province Yi, fauché dans une embuscade. »

« Le cours du temps à été altéré mon seigneur, nous sommes dans un vaste monde méconnu. Des soldats venus d’on ne sait où sont apparus aux quatre coins de la chine, et le Japon ne fait plus qu’un avec la Chine. Orochi est le maître de ce monde votre altesse. »


Liu Shan fut sous le choc devant l’annonce. Il n’en revenait pas. Pang Tong vivant, le Japon ne faisant qu’un avec la Chine.


« Et avez-vous des nouvelles du Shu ? »

« Et bien nous n’avons plus de nouvelles de votre royaume depuis quelque temps… Mais néanmoins… »

L’officier n’eut pas le temps de finir sa phrase que les soldats aux alentours s’agenouillèrent devant un nouvel arrivant. L’officier ne tarda pas à en faire de même. Liu Shan vit alors le chef. Un homme tout de noir vêtu avec quelques touches or et rouges. Il était à la fois gracieux et terrifiant. Des yeux rouges, rouge comme le Wu. Les deux hommes échangèrent un long regard. Puis l’homme s’agenouilla enfin poliment.

« Je suis enchanté seigneur Liu Shan. Je me présente, Ma Li Gan, mais appelez moi Malganis comme tout le monde. Je suis un officier du Wu, et actuellement l’un des derniers officiers « libres » du Wu. J’ai gagné il y a peu le titre de premier ministre du Wu. »

« C’est également un plaisir premier ministre Malganis. Je vous suis milles fois reconnaissant de m’avoir libéré. Et comment va Pang Tong ? Où puis-je le trouver ?»


« Il va bien, ou du moins comme va un captif…Mais nous n’avons pas le temps de discuter milord. Nous devons à tout prix nous hâter, les renforts d’Orochi vont surement bientôt arriver. Nous avons libérés vos gardes personnels. Venez, sortez de ce palanquin, un cheval vous attends. »

Liu Shan arborait un sourire plein de grâce et de bonté. Les soldats du Wu regardaient l’empereur du Shu avec stupeur, ne comprenant pas ce comportement enfantin. Malganis, lui scrutait ce sourire avec la plus grande attention.
Un homme du Wu vint, accompagné d’un magnifique cheval blanc. Sur le côté était rassemblé les affaires nécessaires pour un long voyage. Liu Shan prit le temps de caresser sa monture. Un garde Shu s’approcha alors, s’agenouilla, et tendit le fourreau d’une longue et fine épée, une rapière. Liu Shan remercia avec plein de gentillesse le soldat, et prit délicatement l’arme. Il la sortit du fourreau pour la contempler, comme on contemple un ami que l’on n’a pas vu depuis des lustres.
Certains soldats du Wu cachèrent mal leur amusement devant cette scène pittoresque. Un empereur qui prenait le temps de remercier tout le monde avec un sourire d’ahurit, scène pour le moins insolite. Mais ils furent très vite exécutés du regard par le Dragon Noir. Sans le montrer, comme à son habitude, Liu Shan fut néanmoins surpris et remercia intérieurement le premier ministre.
Malganis semblait partagé vis-à-vis de Liu Shan, étant sous le choc comme ses hommes. Une impression de grandeur se dégageait du jeune homme qui se tenait devant lui, tout comme une impression de niaiserie enfantine. Ils montèrent tous en selle et partirent au galop. Malganis continuait à regarder le jeune empereur. Toujours aussi partagé concernant Liu Shan. Ne savant pas si c’était de la bonté à l’état pure ou si c’était de la simple idiotie.


*Il v a falloir du temps avant de savoir si mes impressions sont fondées…Pang Tong, sale renard, je commence à comprendre pourquoi tu m’as envoyé sauvé l’héritier du trône impérial du Shu…Un joli coup…Même si ce n’est pas encore fait. Je ne peux néanmoins qu’applaudir ton génie.*

Les cavaliers rejoignirent très vite une armée plus vaste. La plupart des soldats portaient un uniforme rouge, mais la couleur de bataillon semblait être le noir. Et quelques troupes, surement l’élite des soldats, portaient un uniforme noir. A côté d’eux, une centaine de soldats étaient vêtus de vert de plusieurs teintes. C’était les gardes personnels de Liu Shan.
Après un court repos, où Liu Shan fit la connaissance du cousin de Malganis, Ma Li Yan. Ils reprirent la route à une cadence élevée. Les guerriers du Shu avaient même un peu de mal à suivre. Là Malganis raconta tout ce qu’il savait concernant le nouveau monde. Il raconta comment il avait combattu aux côtés de son père, Liu Bei pour reconquérir le palais de Cheng Du. Signifiant ainsi que Liu Shan n’était pas empereur dans ce monde, mais juste l’héritier, et donc Prince du Shu. Même si il préférait se qualifier de Prince des Shu, pour montrer qu’il était le prince du peuple de Shu et non pas de simples terres.
Malgré l’immense surprise qui l’avait envahi, Liu Shan conservait son inaltérable sourire. Cela perturbait de plus en plus Malganis qui était torturé entre ses impressions concernant le prince Shu. Alors qu’ils parlaient encore, la forme d’architectures pouvait maintenant être clairement visible. Ils approchaient d’un camp…

Revenir en haut Aller en bas
Liu Shan
Empereur du Shu
avatar


MessageSujet: Re: Convois d'Orochi   Lun 18 Avr - 19:41

Liu Shan et ses gardes avaient déployé un petit camp au sein même des fortifications du Wu. Ce châtelain était caché au sein de petites montagnes et de forêts. Cela faisait maintenant plusieurs jours que Liu Shan avait été libéré du joug d’Orochi.
Liu Shan allait souvent voir ses hommes et ceux du Wu, sans aucune distinction, afin de les soutenir dans leurs efforts. La plupart des soldats admiraient dès lors la gentillesse du prince Shu. Cependant, hormis la centaine de soldats du Shu, les hommes de Wu s’interrogeait quand à la présence d’esprit de Liu Shan. Quelques moqueries firent éclater des rixes entre hommes du Wu et hommes du Shu.

Cela n’aidait pas dans les relations entre les deux royaumes, et une atmosphère tendue s’installa rapidement. Mais une fois où une nouvelle rixe éclata, Malganis intervint personnellement. Il était le chef du Wu, et devant la gentillesse de leur seigneur, les soldats du Shu avaient peur pour leur sécurité. Mais contre toute attente, le premier ministre du Wu enferma les soldats responsables de la rixe sans aucune distinction de royaume. Il avait réussi à provoquer l’étonnement général.

Liu Shan n’en fut que plus heureux. Il souriait bien plus qu’à son habitude devant cet évènement. Malganis organisa quelques minutes après un discours afin de régler les choses une fois pour toute. Il se dressait devant une assemblée de soldats réunis.


« Hommes du Wu et du Shu ! Nous avons eu des différents par le passé…Nous nous sommes entretués pour des raisons quelques fois troubles, et d’autres fois, pour le bien de nos royaumes respectifs. Mais souvenez-vous également des alliances que nous avons eu ensemble afin de défaire l’ogre du Wei ! Ensemble, le Shu et le Wu ont écrit l’histoire, ils ont prouvé au monde que le nombre ne signifie rien devant le courage, la famille, la protection des êtres chers, de la justice, de la droiture et de toutes les vertus en générale.
Ensemble nous avons réussi là où tout le monde a échoué ! Souvenez-vous de Chi Bi ! Souvenez-vous des batailles du Jing, où nous avons défait les forces de l’ogre Wei ! Ensemble nous avons réussi à déplacer des montagnes !
Aujourd’hui, l’ogre du Wei existe toujours, mais il n’est rien à côté de ce que représente Orochi et ses légions de minions. Même dans ce monde, où toute justice à disparue, nous avons encore en combattant côté à côté, remporté de grandes victoires ! Rappelez-vous de la libération de Cheng Du ! Il n’y a que nous qui pouvons assurer à ce monde une ère de paix et de justice. Même le plus grand hiver à une fin ! »

Tous les soldats restèrent sans voix devant le discours du Dragon Noir. Puis après quelques secondes, les soldats acquiescèrent dans leurs coins et se pardonnèrent mutuellement. Ma Li Gan, satisfait repartit à sa tente accompagné de son cousin, Ma Li Yuan, souriant, le suivit vers la tente de commandement du Wu.

« Pouah, tu les as bien calmé cousin ! Franchement, je donnerai n’importe quoi pour revoir leurs têtes !!! »

Alors que Ma Li Yuan restait les bras croisés, assis sur un siège, Ma Li Gan scrutait la carte du monde sur la table de commandement. Tout en continuant de scruter la carte, il s’adressa à son cousin.

« C’est dans l’entraide et dans l’union que nous pourrons sortir victorieux… »

« Sortir victorieux de qui ? Et unis avec qui ? »


Malganis cessa de regarder la carte. Il dévisageait Ma Li Yuan du regard. La question avait fait mouche. Ma Li Yuan, encore content de sa réponse, lâcha un long rictus transparaître sur sa face enjouée.

« Tu le sais très bien Yuan, Le Wei est allié au Serpent. En attaquant le wei, nous attaquons Orochi. Et en attaquant Orochi nous portons un coup au Wei. »

« Certes, mais quand est-il de Xian ? Car je te rappel que ce royaume est ennemi d’Orochi… »

« Oroxian hein ? Il ne vaut pas mieux qu’Orochi. C’est du pareil au même pour moi. Mieux vaut il vivre en cage avec Orochi ou soumis devant Shi Pi ? La réponse est simple, aucune de ces réponses ne me convient. Et toi ? »

« Moi non plus, mais tu ne dois pas l’oublier sur l’échiquier. Pour renverser Orochi, il est peut être bon d’utiliser Xian puis de se retourner contre eux après… »


« Non plus, nous avons déjà essayé, tu ne t’en rappel plus ? Ensuite, le Wu est tombé aux mains de Xian. Non, il nous faut prendre notre envol seul… Il ne faut pas que nous soyons redevable à qui que ce soit. »

Ma Li Yuan acquiesça d’un hochement de tête. Les deux cousins replongèrent dans leurs cartes. C’est à ce moment que quelqu’un entra dans la tente…

« Et pourtant seigneur Malganis… »

En entendant cette voix, Ma Li Gan se retourna vers le nouveau venu, et Ma Li Yuan s’inclina respectueusement. Ma Li Gan imita son cousin rapidement sans pour autant détourner son regard de l’héritier…

« Nous vous sommes redevables, premier ministre du Wu. Pour m’avoir libéré, le Shu doit une grosse dette envers le Wu. Je ne sais toujours pas d’ailleurs comment la rembourser. »

« Vous ne devez aucune dette envers le Wu. Je n’ai fait qu’accepter la requête d’un ami capricieux… »

« Vous avez tous mes remerciements… » Liu Shan s’inclina poliment devant Malganis. « Cependant, il me faut vous demander quelque chose. Vous avez parlé d’une bataille à Cheng Du rassemblant le Wu et le Shu. »

« En effet majesté, nous avons combattu aux côtés de votre père pour libérer la capitale du Shu. J’avais proposé cela afin qu’une union forte puisse grandir entre le Wu et le Shu. De plus nous voulions payer notre dette envers le Shu après la débâcle de Shi Xin. Malheureusement, nous n’avons plus aucune nouvelle du Shu. Nous savons que lors de notre tentative de récupérer le territoire Wu, le Shu a du essuyer plusieurs attaques de la part d’Orochi… Ils ont sûrement du perdre... Comme nous avons perdu… »

Malganis gêné, s’arrêta de parler, laissant à Liu Shan le temps d’encaisser cette nouvelle. Malgré quelques minutes de doutes où Liu Shan avait perdu de sa superbe, il sourit à nouveau.


« Il n’y a pas à s’inquiéter, mon père est un grand soldat. Même si le Shu a perdu cette fois ci, mon père et ses hommes ont du s’échapper et se sont surement cachés. Dans le pire des cas, ils ont été capturés. Mais je pense qu’ils sont en vie. Orochi aura besoin de lui et de ses hommes vivant.
De mon côté, je dois reconstruire le Shu, afin de construire le monde dont vous avez parlé quelques minutes plus tôt. Vous êtes un bel orateur. Vos paroles ont atteintes tout le monde de présent. Malgré mon jeune âge…et ma…mon faible charisme…J’aimerais réaliser le rêve de mon père pour bâtir ce monde de justice et de vertu. Malgré mon manque de talent, je conserve les idéaux de mon père qui régiront ce monde un jour. Je ferais tout afin que ce vœu se réalise. »


Liu Shan sourit de plus bel.

« Je souhaite par-dessus tout que nôtre alliance conserve sa force et sa grandeur afin de triompher de tous nos ennemis…qui sont très nombreux… »

Malganis marqua une nouvelle fois un arrêt. Les paroles de Liu Shan l’avait frappé avec une telle force. Tout son être en tremblait.
Il avait enfin une réponse à sa question… Liu Shan était un grand homme empli d’une sagesse et d’une générosité sans limite. C’est cette générosité et cette sagesse si grande qui paraît faire de lui un sot, car c’est au-delà de la compréhension humaine.
Malganis s’émerveilla devant cette vision. Lui, qui était le sombre stratège calculateur ne reculant devant rien pour parvenir à ses fins. Il avait trouvé son opposé. Cette personne qui se trouvait en face de lui représentait ce qu’il ne pouvait faire. Pour le dragon noir, de la même manière que Zhuge Liang, la fin justifie les moyens. Si le bien suprême ne peut être installé que grâce à la guerre, alors il ferait la guerre pour cet idéal. Et grâce à Liu Shan, il ne se détournerait jamais de sa voie.


« Seigneur Liu Shan, nous allons préparer nos troupes à attaquer Cheng Du. Il vous faut des moyens à la hauteur vos ambitions. »
Liu Shan et Ma Li Yuan tombèrent sous le choc de cette annonce. Le Wu allait offrir son aide pour attaquer Cheng Du, capitale perdue du Shu afin de reconstruire l’Empire Shu Han.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Convois d'Orochi   

Revenir en haut Aller en bas
 
Convois d'Orochi
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Convois d'Orochi
» Débat sur "Musou Orochi"
» Warriors Orochi
» •-)•–––– Orochi Team ––––•(-•
» Présentation Orochi

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dynasty-Samurai Warriors, le Forum :: Territoires d’Orochi :: Autres régions-
Sauter vers: